Phœbé auteur de la nouvelle Magie que vous avez pu découvrir dans le magazine Béèlle, répond à nos questions au sujet de son roman Alamane !
Phœbé, tu es auteur de roman et tu excelles dans le style Fantasy-Boy's Love.
Peux-tu nous raconter ton parcours de romancière ?
J’ai commencé à l'adolescence alors que je m’ennuyais pendant les vacances et n’ai plus cessé depuis. J’ai commencé par des romans de fantasy et un space opera avant de me lancer dans un BL également situé dans un monde de fantasy.
J’ai commencé à l'adolescence alors que je m’ennuyais pendant les vacances et n’ai plus cessé depuis. J’ai commencé par des romans de fantasy et un space opera avant de me lancer dans un BL également situé dans un monde de fantasy.
Peux-tu nous conter la genèse de ton roman Alamane, qui rencontre beaucoup de succès en ce moment ?
L’idée d’Alamane m’est venue durant la rédaction du diptyque Bronius/Bah-lor quand il est devenu évident que cette histoire qui ne devait compter qu’un seul tome, en comprenait déjà deux et que j’avais encore beaucoup de choses à dire. J’ai alors eu l’idée de créer un roman parallèle qui raconterait la même guerre mais d’un point de vue différent, dans l’autre camp de combattants afin de me permettre de finaliser cet univers.
Je cogite, je cherche et là, une journée avec une amie fan de yaoi qui m’en réclame un depuis des siècles me décide à me lancer dans ce nouveau genre que je connais au travers des mangas.
Cogite, cogite.
Il me faut un point de vue impartial et donc extérieur aux antagonistes, comme pour Bah-lor. Je vais donc à nouveau choisir un personnage qui n’appartient ni aux envahisseurs, ni aux envahis. Encore un Sicite, ainsi les deux personnages partageront plus qu’une histoire. Alamane venait de naître. Dans un camp drukhs, un étranger ne peut être qu’un esclave ou un prisonnier. Mais si un prisonnier arvenne tombe amoureux d’un Drukhs, il risque de trahir son peuple et de cela il ne saurait être question. Un esclave par conséquent. Il lui faut donc un maître, un Drukhs bien sûr. Et voilà Karlius qui pointe le bout de son nez.
Mes yaois préférés étant ceux où un homo corrompt un hétéro convaincu, j’ai vite opté pour deux hétéros se rapprochant sous la pression d’un environnement extrême.
Voici les grands axes de l’histoire posés. Mais j’avais tant à dire que le roman est devenu série. Je pourrais couper certaines scènes pour en arriver plus vite à la conclusion mais je ne veux pas car Alamane a un long et difficile chemin à parcourir pour se reconstruire. Cela prend des années à un traumatisme pour s’enterrer assez profond pour que revive son porteur. Alamane est dans cette situation. Il doit prendre son temps et moi, le laisser avancer à son rythme.
Quel est ton personnage préféré dans Alamane, et pourquoi es-tu attachée à ce personnage ?
Question difficile ! J’aime tous mes personnages, même le pire des monstres. Mais j’avoue avoir un faible pour le couple Aymrecus/Rowan. Bien que secondaires, je les apprécie beaucoup. Ils ont le chic pour mettre les pieds dans le plat et jouent un très grand rôle dans l’histoire. Ils sont un point de repère. Ils ont le culot de s’afficher tels qu’ils sont dans un monde d’hypocrisie. J’ai mis de moi dans chacun d’eux.
Mes yaois préférés étant ceux où un homo corrompt un hétéro convaincu, j’ai vite opté pour deux hétéros se rapprochant sous la pression d’un environnement extrême.
Voici les grands axes de l’histoire posés. Mais j’avais tant à dire que le roman est devenu série. Je pourrais couper certaines scènes pour en arriver plus vite à la conclusion mais je ne veux pas car Alamane a un long et difficile chemin à parcourir pour se reconstruire. Cela prend des années à un traumatisme pour s’enterrer assez profond pour que revive son porteur. Alamane est dans cette situation. Il doit prendre son temps et moi, le laisser avancer à son rythme.
Quel est ton personnage préféré dans Alamane, et pourquoi es-tu attachée à ce personnage ?
Question difficile ! J’aime tous mes personnages, même le pire des monstres. Mais j’avoue avoir un faible pour le couple Aymrecus/Rowan. Bien que secondaires, je les apprécie beaucoup. Ils ont le chic pour mettre les pieds dans le plat et jouent un très grand rôle dans l’histoire. Ils sont un point de repère. Ils ont le culot de s’afficher tels qu’ils sont dans un monde d’hypocrisie. J’ai mis de moi dans chacun d’eux.
J’ai aussi un faible pour Ėvanius même si les lecteurs lui en veulent. Il a le courage de se battre pour ce qu’il veut. J’admire ça. Peu importe les moyens employés !
On sait tous que tous les auteurs offrent une grande part d'eux-mêmes dans leurs œuvres. Dans tes romances, y a-t-il une part autobiographique ?
Pas la moindre. Les errances et déboires sentimentaux de mes personnages me sont totalement inconnus. J’ai donné à mes personnages une part de ma personnalité voire de mon passé mais pas ça. Sinon l’histoire aurait été achevée avant de commencer.
Les scènes intimes, dans tes récits, sont-elles plus difficiles pour toi ?
Par intimes, j’entends les scènes de tendresse. N’étant pas d’une nature fleur bleue, jugeant les films romantiques ridicules, je me retrouve bien démunie lorsque je dois construire ce genre de scènes. Pas de pudeur ici, juste de l’ignorance et pas envie que mes personnages aient l’air stupides !
On sait tous que tous les auteurs offrent une grande part d'eux-mêmes dans leurs œuvres. Dans tes romances, y a-t-il une part autobiographique ?
Pas la moindre. Les errances et déboires sentimentaux de mes personnages me sont totalement inconnus. J’ai donné à mes personnages une part de ma personnalité voire de mon passé mais pas ça. Sinon l’histoire aurait été achevée avant de commencer.
Les scènes intimes, dans tes récits, sont-elles plus difficiles pour toi ?
Par intimes, j’entends les scènes de tendresse. N’étant pas d’une nature fleur bleue, jugeant les films romantiques ridicules, je me retrouve bien démunie lorsque je dois construire ce genre de scènes. Pas de pudeur ici, juste de l’ignorance et pas envie que mes personnages aient l’air stupides !
Quant aux scènes d’intimité physique, elles ne me posent pas de problème particulier.
Pourquoi es-tu fascinée par la romance homosexuelle ?
Je trouve le terme « fasciner » trop fort. Les romances homosexuelles ne représentent guère plus d’un dixième de mes lectures ! Et sans Marion, je n’aurais sans doute jamais écrit dans ce domaine. Mais ce qui m’intéresse dans cette configuration est l’interrogation. Quand un homme et une femme se sentent attirés l’un par l’autre, ils sortent ensemble et plus si affinités. C’est aussi simple que ça. Mais quand les deux sont des hommes (ou des femmes), alors se posent quantités d’autres questions. Surtout au début de la relation. Est-ce de l’amitié ou de l’amour ? Et lui, comment va-t-il réagir s’il lui parle ? Ne vaut-il mieux pas se taire ?
C’est cette démarche intérieure, cette découverte de soi qui retient toute mon attention.
Peux-tu nous raconter une anecdote de travail ?
Oh oui ! Des tas ! Autant le travail d’écrivain est relativement tranquille parce que solitaire – même lorsqu’on écrit pendant les cours – autant la promotion et les salons donnent lieu à toutes sortes d’anecdotes, de rencontres inoubliables. De plus, Thomas mon attaché adore les surprises alors que je déteste ça. Avec lui, j’ai eu plus que ma part de chocs. La dernière en date : une équipe de la chaîne Nolife qui débarque sur un salon pour me filmer…
Panique garantie.
Tu as beaucoup de fans, quel est ton rapport avec tes lecteurs ?
J’essaie de gérer au mieux les retours. Très coincée et mal à l’aise quand on me complimente, je tiens compte de toutes les critiques constructives pour la suite et je n’hésite pas monter sur mes grands chevaux si la remarque me semble injustifiée ou présentée avec trop de hargne.
Que peut-on te souhaiter pour l'avenir ?
Pourquoi es-tu fascinée par la romance homosexuelle ?
Je trouve le terme « fasciner » trop fort. Les romances homosexuelles ne représentent guère plus d’un dixième de mes lectures ! Et sans Marion, je n’aurais sans doute jamais écrit dans ce domaine. Mais ce qui m’intéresse dans cette configuration est l’interrogation. Quand un homme et une femme se sentent attirés l’un par l’autre, ils sortent ensemble et plus si affinités. C’est aussi simple que ça. Mais quand les deux sont des hommes (ou des femmes), alors se posent quantités d’autres questions. Surtout au début de la relation. Est-ce de l’amitié ou de l’amour ? Et lui, comment va-t-il réagir s’il lui parle ? Ne vaut-il mieux pas se taire ?
C’est cette démarche intérieure, cette découverte de soi qui retient toute mon attention.
Peux-tu nous raconter une anecdote de travail ?
Oh oui ! Des tas ! Autant le travail d’écrivain est relativement tranquille parce que solitaire – même lorsqu’on écrit pendant les cours – autant la promotion et les salons donnent lieu à toutes sortes d’anecdotes, de rencontres inoubliables. De plus, Thomas mon attaché adore les surprises alors que je déteste ça. Avec lui, j’ai eu plus que ma part de chocs. La dernière en date : une équipe de la chaîne Nolife qui débarque sur un salon pour me filmer…
Panique garantie.
Tu as beaucoup de fans, quel est ton rapport avec tes lecteurs ?
J’essaie de gérer au mieux les retours. Très coincée et mal à l’aise quand on me complimente, je tiens compte de toutes les critiques constructives pour la suite et je n’hésite pas monter sur mes grands chevaux si la remarque me semble injustifiée ou présentée avec trop de hargne.
Que peut-on te souhaiter pour l'avenir ?
Un nouveau travail !
Plein de textes et dessins pour réaliser le recueil anniversaire d’Alamane.





1 commentaires:
On me l'avait recommandé et j'ai adoré Alamane ! J'ai hâte de lire la suite de ses oeuvres (dont Magie qui a titillé ma curiosité !)
Merci pour l'interview !
Hâte d'être à la Japan expo pour voir tout ce beau monde !
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