Interview de Marlène Jedynak



Marlène Jedynak répond aux questions de l'équipe Béèlle mag !
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Depuis quand écris-tu ?
Alors je vais peut-être en étonner plus d’un(e), mais grosso-modo depuis quatre ans. Adolescente, j’écrivais un peu, surtout des poésies en fait, pour tout arrêter et me consacrer à ma vie professionnelle. C’est par accident que je m’y suis remise…

Tu écris beaucoup, tes publications sont fréquentes, quelle place tient l'écriture dans ta vie ?
Au départ pour moi l’écriture a été une sorte d’exutoire. Au cours de notre vie nous traversons des hauts et des bas et j’avais besoin d’exprimer un certain nombre de choses. Certaines personnes se tournent vers la peinture ou la musique, j’ai préféré les mots qui se sont bousculés les uns après les autres. De plus, même si je n’écrivais pas auparavant, dans le plus lointain de mes souvenirs j’ai toujours été d’une nature rêveuse, solitaire et de nombreux scénarios se développaient dans ma tête sans jamais avoir l’envie de toucher une feuille de papier. Le fait de poser enfin par écrit tout mon imaginaire a été comme une sorte de déclic.
De part ma nature souvent « ailleurs », je m’astreins à écrire tous les jours, cela va de deux à trois pages jusqu’à trente… mais je ne peux pas plus :p. Disons que j’ai besoin de rigueur et de régularité, sinon j’arrêterais de coucher mes idées sur papiers et je retournerais dans ma bulle sans avoir envie d’en sortir. Ecrire est une seconde nature à présent… j’ai toujours un calepin et un crayon partout où je vais. On va dire qu’elle est une part importante de ma vie, mais la plus importante est et reste mes enfants, ma famille.

Comment as-tu connu le boys love ? Pourquoi écrire sur ce genre ?
En fait j’ai découvert le genre il y a quatre ans… comme la découverte de l’écriture en fait. Les deux se sont rencontrés quasiment simultanément (à trois mois prêt). J’ai découvert le boy’s love par hasard en visionnant des streaming de Gravitation et d’Ai no Kusabi (mon préféré d’entre tous) et dans la foulée les fan-fictions de Bleach où j’ai lu mon premier Byakuya x Ichigo. Et j’ai eu confirmation qu’il y avait anguille sous roche ! C’est dur pour un fan d’attendre une semaine jusqu’au prochain scan ! (Je pense que certain(e)s me comprendront derrière se témoignage désespéré ^^). Bref, je me suis mise à lire des fan-fictions et c’est en lisant celles des fandoms américaines que j’ai eu l’envie d’essayer à mon tour. Comme je ne lisais que du BL à l’époque, je me suis tournée tout naturellement vers lui.

Tu as annoncé que toutes tes oeuvres faisaient parti d'un même univers ? Peux-tu nous en raconter sa genèse ?
Alors je vais devoir faire plusieurs digressions ici. Je suis un peu comme Jeremy de Sable Mouvant. Plusieurs ingrédients, un shaker et je vous créé Les Fondateurs.
Je ne peux pas parler de mon univers sans parler de moi et de mes passions pour l’histoire, l’ésotérisme, l’occultisme, la spiritualité, le symbolisme et les médecines alternatives en général, me fascinent. Je dévore les livres depuis l’âge de douze ans, n’importe quoi… tout m’intéresse et je n’ai aucun apriori sur un quelconque sujet. Je crois que j’ai beaucoup plus de revues techniques ou de documents historiques que je n’ai de romans… ce qui explique aussi la critique récurrente sur mon style particulier.
Ensuite, j’ai toujours aimé les auteurs qui ont des univers riches et multiples… comme Isaac Asimov, Anne Rice, Stephen King, Koontz, Léa Silhol, Mélanie Fazy ou… les Clamp.
Pour finir, j’ai plusieurs synopsis en attente, des romans commencés dont je n’arrivais pas à trouver la finalité, deux romans avec lequel je ressentais une légère frustration, sans vraiment pouvoir l’exprimer. Vous savez cette sensation agaçante d’avoir un mot sur le bout de la langue sans pour autant mettre la main dessus… Et puis, en lisant le dernier tome de XXX Holic, une illumination a eut lieu. Un vrai flash *rire*.
C’était comme un immense schéma qui m’est apparu avec des cases qui mélangeaient histoire, occultisme, symbolisme et énigmes. Avec pour fil conducteur principal l’amour (je suis une romantique patenté – j’avoue sans honte avoir lu un nombre incalculable de romans Harlequin adolescente sous ma couette, j’aime les beaux sentiments et revendique mon côté fleur bleue, tout comme les J’ai lu passion... que de souvenirs) et des thèmes qui me sont chers comme la réincarnation, la séparation (récurent chez moi) mais qui dit séparation dit aussi retrouvaille, la vengeance, la folie, et surtout… même si parfois mes romans peuvent paraître violents vis-à-vis de certains personnages, j’ai pour objectif de dégager un sentiment systématique qui est l’espoir.
Toutes mes histoires ont une fin. Ceci ayant pour objectif premier qu’un lecteur qui ne connait pas les Fondateurs puisse lire un roman sans avoir besoin de le connaitre pour en comprendre le contenu. Et pour ceux qui aiment s’amuser, je glisse des indices à l’intérieur afin qu’ils recomposent l’histoire qui se cache derrière toutes les autres. Si je devais faire un résumé, « les fondateurs » est une espèce d’immense jeu pour lecteur passionné d’énigmes où se mêlent deux histoires simultanément.
J’ai l’impression de déborder, je vais donc terminer en indiquant que je vais enrichir mon catalogue avec d’autres romans qui ne font pas forcément parti de cet univers. Sable mouvant ou 1res pleines lunes en font partis.

Tu seras présente à la Japan Expo en stand professionnel, que nous réserves-tu pour cette occasion ?
Pour la Japan Expo je vais présenter mes trois nouveaux romans… A corps perdu 2, 1res pleines lunes, et un yuri… Fragment d’amour. J’ai prévu également des goodies comme des portes documents, posters, marques-pages, des sacs, etc… et enfin une surprise pour tous les lecteurs qui auront acheté sur le stand ou précommandé un ou plusieurs romans sur la boutique, mais ça, vous le découvrirez sur place.

Parmi tous les personnages que tu as inventés, lequel ou lesquels te tiennent le plus à coeur ?
Disons que j’ai une tendresse différente pour chacun. Toutefois, certains sortent du lot comme Bréhniah, Thor, Etith, Adiririon, Telmari, Uinseann ou Meili. (ndrl : Je n’ai utilisé que leurs noms figurant dans Atlantis. Pour mes lecteurs, certains noms vont apparaître aux prochains tomes… ne vous affolez pas, si vous ne les connaissez pas !)

Tu as beaucoup de fans qui te suivent, quel est ton rapport avec tes lecteurs ?
Peut-être parce que j’ai démarré avec le milieu de la fan-fiction où les contacts sont très faciles et nombreux, je pense avoir un rapport assez direct, voir affectif avec mon lectorat. J’entretiens de nombreuses correspondances, par courrier, mail, mp et lorsque je rencontre mes lectrices et lecteurs lors de conventions, j’ai l’impression de retrouver des amis et pour certain(e)s elles et ils le sont devenues. J’ai reçu quelques cadeaux également, cela m’a surprise et me touche énormément, je garde tout précieusement à la maison (je ne vais pas dire que je les laisse sur mon bureau parce que c’est un pin’s et puis j’en utilise certains en cuisine notamment – comment ça je suis gourmande ? Et comment l’avez-vous découvert ? :p). J’en profite également pour remercier toutes les personnes qui veillent sur mon œuvre ou qui donne envie à d’autres de vouloir la découvrir (aussi bien fan-fiction qu’original). Je fonctionne essentiellement par le bouche à oreille.

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
De pouvoir écrire le plus longtemps possible et d’éprouver toujours cet immense plaisir à pouvoir le faire et à partager mes créations…

Où la retrouver ?

• Dans le magazine avec son oeuvre "Sable mouvant"
• Sur le site. Voir son profil
• Sur internet : http://www.laplume-jijisub.org/

1 commentaires:

Elerynna a dit…

Super l'interview !!
Pour les Fondateurs je constate que c'est absolument fabuleux et très enrichissant, surtout quand certains liens commence à apparaître et que l'on se dit qu'on avait raison (ou tort) sur nos supposition !

En tout cas, pour celles et ceux qui ne l'a connaisse pas, je peux vous dire que vous ne serez jamais déçu !

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